EN Né dans une famille où les livres et la culture occupent une grande place, Claude Melin nourrit dès l’adolescence une passion pour l’écriture et pour la musique, qui demeurera omniprésente dans sa création sous divers aspects.
En 1953, à 22 ans, il quitte la France et un milieu dans lequel il étouffait pour s’installer au Maroc. Il rejoint Air Atlas en 1956, puis, à partir de 1958, occupe le poste de chef de publicité à la Royal Air Maroc. Rattaché à Air France en 1966, il est nommé chef des services techniques de promotion au ministère marocain du Tourisme.
Ces activités lui permettent d’explorer un patrimoine culturel d’un haut degré de raffinement tant sur le plan de l’architecture, de la calligraphie que sur celui de la musique. Il découvre les bibliothèques, les manuscrits, les corpus artistiques, la musique arabo-andalouse avec les Berbères du Haut-Atlas et la voix d’Oum Kalsoum.
À partir de cette époque, il réalise d’innombrables photographies, au Maroc et ailleurs dans le monde, qui vont constituer de futures sources d’inspiration.
En 1968, de retour en France, il retrouve à Air France une activité professionnelle qui ne le satisfait pas totalement. Il ressent une sorte de vide culturel qu’il s’empresse de combler en entreprenant la production d’une œuvre graphique. Il installe son atelier à Louveciennes, où il travaillera sans relâche jusqu’en 2010.
Ses premières œuvres sont marquées par les styles de Hans Hartung et de Pierre Soulages. Il entre alors dans une longue période de recherches picturales, qui aboutit en 1976 à la création d’œuvres à l’acrylique, sur toile ou sur papier. Il y explore les qualités de l’encre blanche en inscrivant, dans les creux, ses premiers traits de plume, où se distingue son intérêt pour l’écriture et la calligraphie arabes.
Il expérimente également à travers des collages, des papiers déchirés. Progressivement, il ne travaille plus qu’à la plume sur papier, et son travail s’apparente de plus en plus aux signes de la notation musicale.
En 1979, il expose pour la première fois à la galerie Jean Camion et y rencontre Jérôme Peignot, qui qualifie son œuvre de « calligraphie musicale ». Cette rencontre déterminante lui ouvre des champs inédits. Il s’intéresse alors aux contre-écritures d’Henri Michaux, aux graphies de Roland Barthes, ainsi qu’aux logogrammes de Christian Dotremont.
Il développe sa propre contre-écriture, rigoureuse, dans laquelle intervient le vocabulaire musical et où se mêle une multitude d’influences.
Claude Melin n’appartient à aucune école. Calligraphe autodidacte, il se situe de façon particulière dans le mouvement de renaissance de la calligraphie contemporaine et suit un itinéraire artistique original :
« L’originalité de ma démarche vient en partie d’une situation paradoxale que j’ai choisi d’assumer malgré tout en connaissance de cause. Je ne me sens »
EN Né dans une famille où les livres et la culture occupent une grande place, Claude Melin nourrit dès l’adolescence une passion pour l’écriture et pour la musique, qui demeurera omniprésente dans sa création sous divers aspects.
En 1953, à 22 ans, il quitte la France et un milieu dans lequel il étouffait pour s’installer au Maroc. Il rejoint Air Atlas en 1956, puis, à partir de 1958, occupe le poste de chef de publicité à la Royal Air Maroc. Rattaché à Air France en 1966, il est nommé chef des services techniques de promotion au ministère marocain du Tourisme.
Ces activités lui permettent d’explorer un patrimoine culturel d’un haut degré de raffinement tant sur le plan de l’architecture, de la calligraphie que sur celui de la musique. Il découvre les bibliothèques, les manuscrits, les corpus artistiques, la musique arabo-andalouse avec les Berbères du Haut-Atlas et la voix d’Oum Kalsoum.
À partir de cette époque, il réalise d’innombrables photographies, au Maroc et ailleurs dans le monde, qui vont constituer de futures sources d’inspiration.
En 1968, de retour en France, il retrouve à Air France une activité professionnelle qui ne le satisfait pas totalement. Il ressent une sorte de vide culturel qu’il s’empresse de combler en entreprenant la production d’une œuvre graphique. Il installe son atelier à Louveciennes, où il travaillera sans relâche jusqu’en 2010.
Ses premières œuvres sont marquées par les styles de Hans Hartung et de Pierre Soulages. Il entre alors dans une longue période de recherches picturales, qui aboutit en 1976 à la création d’œuvres à l’acrylique, sur toile ou sur papier. Il y explore les qualités de l’encre blanche en inscrivant, dans les creux, ses premiers traits de plume, où se distingue son intérêt pour l’écriture et la calligraphie arabes.
Il expérimente également à travers des collages, des papiers déchirés. Progressivement, il ne travaille plus qu’à la plume sur papier, et son travail s’apparente de plus en plus aux signes de la notation musicale.
En 1979, il expose pour la première fois à la galerie Jean Camion et y rencontre Jérôme Peignot, qui qualifie son œuvre de « calligraphie musicale ». Cette rencontre déterminante lui ouvre des champs inédits. Il s’intéresse alors aux contre-écritures d’Henri Michaux, aux graphies de Roland Barthes, ainsi qu’aux logogrammes de Christian Dotremont.
Il développe sa propre contre-écriture, rigoureuse, dans laquelle intervient le vocabulaire musical et où se mêle une multitude d’influences.
Claude Melin n’appartient à aucune école. Calligraphe autodidacte, il se situe de façon particulière dans le mouvement de renaissance de la calligraphie contemporaine et suit un itinéraire artistique original :
« L’originalité de ma démarche vient en partie d’une situation paradoxale que j’ai choisi d’assumer malgré tout en connaissance de cause. Je ne me sens »